Chez PRANA, nous sommes très sensibles aux questions environnementales et faisons de notre mieux pour rester à la fine pointe de l'innovation verte. Nous sommes aussi transparents sur les questions liées à notre emballage. Actuellement, ceux-ci ne sont malheureusement pas recyclables dans bien des municipalités en Amérique du Nord, ni compostables. Bien que nous soyons en recherche active d’options plus écologiques correspondant à la réalité de nos produits, il n'existe actuellement pas de solution simple à ce problème complexe pour plusieurs raisons.

La situation du recyclage

Au Québec, seulement 18%1 du plastique “recyclable” est effectivement recyclé - et ce chiffre tombe à 10%2 au niveau Canadien. La majorité du plastique collecté prend ainsi soit le chemin de l’incinérateur, soit celui du site d’enfouissement, ici ou bien souvent en Asie. En plus, le plus gros impact environnemental des emballages est souvent leur production, soit au début de leur cycle de vie. En fait, selon une étude que nous avons fait avec un partenaire externe, l’impact environnemental de notre emballage se résume comme suit : 65% est dû à sa production, 34% à son transport et seulement 1% est dû fait qu’il n’est pas recyclable ! Si, en plus de tout ça,  on prend en compte l’énergie que nécessite le processus de collecte et de recyclage en soit, les bénéfices environnementaux des emballages recyclables sont donc loin d’être aussi significatifs qu’on le pense. Au final, un emballage non recyclable qui contient peu de matières tel le nôtre est même parfois moins nocif qu’un autre emballage recyclable.

Pourquoi un sac de plastique et pas du verre ? Ou des sacs compostables ?

La raison pour laquelle nous avons choisi d'utiliser un emballage plastique pour nos produit est pour éviter le gaspillage alimentaire et d'assurer la qualité élevée de nos produits pour une longue durée. En effet les noix étant des fruits très sensibles - ils peuvent rancir rapidement au contact d’oxygène et de lumière. Nos emballages se doivent de les protéger au mieux (donc pas d’emballage en papier recyclé qui laisse passer l’air !). Ces sacs avec un film plastique à 2 couches permettent de préserver les ingrédients, en plus de maintenir leurs profils nutritionnels et leur saveur en créant une barrière à l’oxygène et à l'humidité. De part cette structure à 2 couches, le recyclage de nos sacs est effectivement plus difficile.

Le verre est quant à lui aussi encore moins recyclé que le plastique au Québec : 14%1 seulement du verre collecté est effectivement recyclé. Si l’on prend aussi en compte la complexification du transport lié au poids et à la fragilité du verre, cette option n’est pas une solution plus écologique ni une solution envisageable pour nous.

Pour ce qui est des autres matériaux disponibles à l’heure actuelle, ils ne peuvent pas préserver un produit sur une longue période ou ne sont pas plus bénéfiques pour l’environnement. C’est le cas des sacs compostables qui terminent souvent au site d’enfouissement où ils ne se décomposent pas sans l’oxygène dont ils ont besoin et génèrent du méthane, un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le CO23.

À-bas le gaspillage alimentaire

Au-delà du contenant - nos emballages - l’important est surtout de ne pas gaspiller le contenu dont la production a souvent un impact environnement bien plus significatif sur notre planète. Chez PRANA, nous avons mandaté une agence externe pour réaliser une analyse du cycle de vie de toutes nos activités. Les résultats ? Notre emballage représente 5% de notre impact comparativement à 81% pour… l’agriculture, alors même qu’il s’agit d’agriculture végétalienne et biologique ! Au vu de ces résultats, nos deux plus grandes priorités pour réduire notre impact environnemental sont de travailler notre stratégie d’approvisionnement pour réduire cet impact à la source, et minimiser au maximum le gaspillage alimentaire.


D’ici à ce que nous puissions implémenter une solution d’emballage qui fasse une réelle différence, nous invitons nos consommateurs à ré-utiliser nos emballages refermables pour, par exemple conserver des fruits ou légumes au congélateur. Et de notre côté, nous continuons à concentrer nos efforts sur des initiatives qui ont un impact environnemental positif plus important comme notre choix récent de changer nos amandes californiennes pour des amandes espagnoles. Apprenez-en plus à ce sujet ici !


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1. Bilan de la gestion des matières résiduelles au Québec, Recyc-Québec, 2015.
2. Entrevue de Keith Brooks, (Directeur de programme du groupe
Environmental Defense Canada) pour The Weather Network, Novembre 2018.
3. Entrevue de Benoit Lamarche (Responsable des opérations dans l’ouest du Québec chez
Englobe) et Gilles Denis (Directeur du site de EBI) pour Le Devoir, Août 2018.